Voyage en couchsurfing

Posted: 25th novembre 2016 by admin in voyages
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Il est 21 heures. Michaël Russo, 33 ans, scrute la foule depuis l’entrée du pilier est de la tour Eiffel. Tee-shirt bleu et sac à dos de baroudeur, il attend impatiemment un mystérieux couple d’Australiens : « Tout ce que je sais, c’est qu’ils arrivent de Londres », explique-t-il, le téléphone à la main. Quelques minutes plus tard, Aron et Simone fendent la foule et se dirigent droit sur lui. Ils se saluent, échangent quelques paroles et s’en vont au restaurant pour un dîner rapide. Ils ne se connaissent pas et ne se sont jamais vus. Pourtant, ce soir, les deux Australiens dormiront chez lui, à Clamart. C’est tout l’esprit Couchsurfing, qui signifie « surfer sur un canapé » : au départ un site Internet, maintenant une organisation à but non lucratif, qui a pour vocation de « connecter les gens et les endroits à travers le monde ». Concrètement, les « hôtes » mettent à jour leur profil sur le site avec la description de leur canapé, ou même de leur chambre d’ami. Les « couchsurfers », eux, envoient une requête au profil qui les intéresse, en précisant leurs dates d’arrivée et de départ et leurs traits de personnalité. A l’hôte d’accepter ou non. Les visiteurs s’installeront alors chez lui, sans débourser un centime. Après la rencontre, chacun laisse un commentaire sur le profil de l’autre. Positif dans l’immense majorité des cas. Lancé en 2003, d’après l’idée d’un webmaster américain, Casey Fenton, qui avait testé le concept lors d’un voyage en Islande, il compte plus d’1,2 million de membres répartis dans 232 pays. Selon le site, 23 % des personnes inscrites sont Américaines, tandis que la ville qui compte le plus de d’hôtes au monde (23 000 surfeurs) n’est autre que Paris. Dans le métro qui file vers la gare du Nord, où les deux Australiens ont déposé leur valise en consigne pour la journée, une conversation s’engage sur les lieux à découvrir dans la capitale tout en évitant le trop-plein de touristes. Pour Michaël, l’accueil est primordial : « J’essaie de recevoir les personnes le mieux possible : je leur montre l’appartement, je leur explique où prendre le métro, et si la confiance est installée je leur laisse les clés. Le soir je les rejoins pour un verre ou pour dîner, et on rentre ensemble. J’essaie toujours de passer du temps avec les couchsurfers, car je peux leur montrer des coins qu’ils ne connaissent pas, et c’est pour moi l’occasion de rencontrer des gens. Quand je suis hébergé, j’essaie de même d’être le plus reconnaissant possible pour ce logement gratuit. » Il n’a jusqu’à maintenant pas eu de mauvaise expérience avec le site. Aron Alexander, grand rouquin originaire de Melbourne, a troqué son costume de commercial dans une agence de voyage pour endosser celui du globe-trotter au passeport rempli de tampons exotiques. C’est la première fois qu’il fait du couchsurfing. « Je découvre le site. J’ai envie de voir des choses qu’un touriste ne voit pas. En échange, je peux faire un geste pour remercier, comme préparer à manger ou faire découvrir la culture australienne. » Simone Malczewski, qui voyage avec lui, n’en est pas à sa première expérience avec le couchsurfing. L’énergie de cette petite masseuse de 30 ans, née au Brésil mais récemment installée à Sydney, tranche avec le calme affiché d’Aron. Avec ses tongs et sa mini-jupe en jean, elle a du mal à soulever sa grosse valise. « J’ai découvert le site il y a deux ans. Avant d’arriver à Paris, j’étais au Japon. Mon hôte à Kyoto, par gentillesse, m’a donné sa chambre et a dormi dans la cuisine ! Mais à Tokyo, cela s’est moins bien passé : mon hôte me parlait à peine, c’était bizarre. Je pense mettre une évaluation négative. » Car il ne faut pas être naïf, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Un peu trop de proximité de la part de l’hôte ? Un visiteur qui prend l’appartement pour un hôtel ? Les risques de dérapage sont nombreux et avec eux la fin de cette utopie à visage humain. Ainsi que le rappelle le site, « le but n’est pas de trouver un endroit gratuit où passer la nuit aux quatre coins du monde ». Mais, comme le rappelle Michaël, « de toute façon l’hôte opère une sélection en amont, en fonction des profils et des affinités. »

Voyage au triangle d’or

Posted: 25th novembre 2016 by admin in voyages
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La confluence de la rivière Ruak et du Mékong forme une frontière naturelle entre la Thaïlande, le Laos et la Birmanie (Myanmar), que les habitants de la région ont appelée « Sop Ruak » (connue pour nous sous le nom de Triangle d’or), et où une petite ville s’est construite. Cette zone, où prospérait autrefois le royaume de Lanna, est parsemée de cités anciennes, témoins du passé et protectrices de temples majestueux. Les sommets dentelés et les rives des fleuves sont habités par de nombreuses tribus : Karen, Hmong, Yao, Lahu, Lisu, Akha… Autant de tribus dont on peut découvrir les villages traditionnels, et qui forment une excellente introduction à la culture locale. L’opium est cultivé dans la région depuis les années 1920, et le Triangle d’or est le deuxième plus gros fournisseur d’héroïne au monde après l’Afghanistan. Ce commerce illégal échappe cependant en grande partie aux yeux des visiteurs, qui sont attirés par les paysages magnifiques, les sites historiques, les traditions locales, les temples fastueux et le calme serein de la région. Chiang Rai, une agréable petite ville aux portes du Triangle d’or, constitue un excellent point de départ pour explorer ce territoire. Construite en 1262 par Mengrai le Grand, fondateur du royaume de Lanna, la cité est perchée sur de basses collines le long de la rivière Kok. C’est à cet endroit que fut découvert le Phra Kaeo (Bouddha d’émeraude), l’une des plus célèbres statues de Bouddha, en 1432. La légende raconte qu’un éclair frappa le stupa d’un temple, qui s’ouvrit en deux pour dévoiler un magnifique Bouddha de jade. Cette petite ville est l’occasion idéale pour se promener dans son marché nocturne, pour trouver soieries, souvenirs ou encore délicieux plats à emporter.

Direction ensuite vers le nord pour Mae Sai, à la frontière birmane. En faisant évidemment un détour à l’est pour rejoindre la montagne Doi Tung, que couronne le temple de Phra That Doi Tung, important lieu de pèlerinage bouddhiste. La route traverse de splendides jungles ponctuées de villages. Mae Sai, à cheval sur la frontière birmane, est quant à elle une ville touristique en pleine expansion où l’on peut acheter de l’artisanat traditionnel birman, tel que du jade sculpté ou des tissus colorés. De l’autre côté de la frontière, Tha Khi Lek est une ville commerçante à ne pas manquer. Mais c’est au sud-est que se trouve l’épicentre du Triangle d’or : Sop Ruak. Une petite cité a poussé sur ce point de confluence entre la Ruak et le Mékong, où s’alignent cafés et magasins de souvenirs. Des musées y relatent le développement du commerce de l’opium dans la région. Le temple de Phra That Phu Kao, édifié il y a mille deux cents ans, occupe une petite colline à l’extérieur de la ville et offre un point de vue depuis lequel l’on peut admirer la rencontre des trois pays. À Sop Ruak, l’on peut embarquer pour une courte croisière de 40 minutes sur le Mékong à destination de Chiang Saen, qui fut l’une des principales villes du royaume de Lanna. Bien que la cité ait été rasée en 1804 par le roi siamois (qui voulait mettre un frein à l’invasion birmane), des vestiges de monuments construits à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle ont été préservés. On peut, par exemple, y voir des portions des remparts en terre qui encerclaient la ville sur trois côtés, le quatrième étant protégé par la barrière naturelle que forme le Mékong. Le Musée national fournit de nombreux détails sur l’histoire — haute en couleur — de Chiang Saen. Les remparts abritent plusieurs temples ravissants, comme celui de Chedi Luang, qui date de 1489 et arbore le plus haut stupa de la ville. Impossible, une fois arrivé là, de ne pas visiter le temple de Pa Sak, perdu dans une immense forêt de tecks à la sortie de Chiang Saen. Construit en 1295, il est finement décoré et dominé par un spectaculaire stupa. L’on regagne ensuite Chiang Rai, où le voyage prend fin. Un voyage dont les souvenirs ne sont cependant pas près de s’effacer !

Les mines de sel de Wieliczka

Posted: 21st septembre 2016 by admin in Culture

La Pologne compte nombre de merveilles à découvrir sous le soleil, mais certaines se situent en fait sous les pieds des visiteurs. Tel est le cas de la mine de sel de Wieliczka, une mine absolument unique en son genre. C’est l’une des mines de sel les plus anciennes d’Europe. Découverts au XIIIe siècle, ses gisements furent exploités jusqu’en 1992. Ils s’étagent sur plus de neuf niveaux, à une profondeur de 327 m. La mine comprend 2040 chambres et plus de 300 km de galeries, 26 conduits en surface et près de 180 tunnels reliant les grottes des différents niveaux. En bref, c’est un monde à part entière, que l’on prend un immense plaisir à visiter. Car cette mine-là ne se résume pas à une série de galeries vides, bien au contraire. Outre ses chambres bien préservées, elle inclut des chapelles, des œuvres d’art sacré et des statues de sel réalisées par des mineurs. ll est aussi possible de naviguer à bord de canots sur ses lacs salés. Elle est à présent en grande partie ouverte aux touristes. La plus ancienne des nombreuses chapelles est celle de Saint-Antoine où une messe fut célébrée pour la première fois en 1698. En plus de ses autels et de ses bas-reliefs, elle abrite plusieurs statues de sel, notamment une statue de la Vierge et une autre de saint Antoine, le saint patron des mineurs, enfant. La plus grande des chapelles est dédiée à sainte Kinga, patronne des mineurs de la région. Sa construction débuta en 1896 et se poursuivit sporadiquement jusqu’en 1963. Tout est en sel, du sol au plafond, y compris l’autel et d’autres décorations. Les grands chandeliers en cristaux de sel fonctionnant à l’électricité depuis 1918 sont remarquables. D’autres salles sont consacrées à des personnages religieux et historiques de Pologne. Les statues les plus naïves sont celles des nains du conduit de Cunégonde. Ils représentent des mineurs au travail, allusion espiègle aux efforts fournis par ces derniers et au folklore polonais. En fait, les mines de sel de Wieliczka illustrent parfaitement les différentes étapes historiques du développement des techniques minières, du XIIIe au XXe siècle. Mais elles offrent surtout une escapade insolite aux accents fantastiques. A noter que ce séjour est réalisé sur mesure par l’Agence Incentive, suivez le lien pour le contact.

Voyager dans le temps

Posted: 18th juillet 2016 by admin in Loisirs

Voyager dans le temps, c’est possible. A l’organisation, on trouve l’Atelier Colom, association romorantinaise dirigée par le metteur en scène Christophe Bouquet. Les 80 comédiens de cette troupe, jeunes et moins jeunes, seront mobilisés plus particulièrement au travers de huit des 20 numéros proposés. Pour le reste, Christophe Bouquet a sélectionné divers spectacles proposés par des artistes de toute la France, qui collent parfaitement au thème de l’événement. En tout, 220 à 230 artistes amateurs, semi-professionnels ou professionnels seront mobilisés. « L’idée, c’est de voyager dans le temps », explique le metteur en scène. « Le public pourra naviguer entre des spectacles inspirés de toutes les époques. Pour que cela soit possible, la plupart des pièces proposées ne dépasseront pas 45 minutes. » Au programme notamment, un « Procès en sorcellerie » et « Les Chevaliers », pour la période du Moyen Age. Autre époque, avec « La Vie de Molière » ou « Roméo et Juliette ». Plus contemporain encore : « Lettres du front », « L’école des années 40 » et un spectacle tiré du film « Grease » inspiré des années 1950 aux États-Unis. Le public pourra aussi « voyager » en mélodies. Par exemple, « Django » permettra de découvrir la musique et l’histoire de Django Reinhardt. Et les amateurs des années 2000 pourront écouter au café La Belle Époque, la chanteuse Magalie Vaé, gagnante du télécrochet Star Academy en 2005. Pour monter ce spectacle gigantesque, l’Atelier Colom fait notamment appel à des partenaires. Il a pu compter aussi sur une subvention de la Ville de 10.000 euros. « Pour les précédentes éditions, notre budget total était de 25.000 € », précise Christophe Bouquet. « Cette année, ce sera supérieur. » Tout est rendu possible également grâce à de nombreux bénévoles, qui réalisent décors et costumes en particulier.

Mon bar à NY

Posted: 18th juillet 2016 by admin in Gastro

Les New-Yorkais aiment souvent leur trou d’arrosage local c’est à dire leur bar locaux, mais il y a trop de choix pour rester fidèle à un seul bar. De tanières cocktails créatifs aux salles de bière bruyants dans les bars à vins, voici les établissements les plus branchés à boire à New York en ce moment. BAR GOTO: attention de style japonais au détail est exposé au Bar Goto, un trou d’arrosage Lower East Side avec une réputation d’hospitalité de Pegu Club de vétéran Kenta Goto. confort japonais alimentaire d’ailes miso à une variété de okonomiyaki, une crêpe plat-sont servis aux côtés de cocktails artisanaux inspirés par le Japon avec des ingrédients, y compris le miso, le yuzu, et bien savoureux. Faiblement éclairé et serré sur l’espace, c’est un endroit date de nuit idéal. Essayez le Far East Side, avec du saké, tequila, shiso, sureau, citron, et bitters de yuzu. NUIT sur Maj ELI: Marchez par cet avant-poste de l’empire Eli Zabar sur l’Upper East Side par jour et vous trouverez un café servant des sandwichs et du café, mais une fois que l’équipe de nuit commence, les changements de discussion pour la bière artisanale. Un total de 10 bières artisanales locales sont sur le robinet ici et changer chaque semaine. Huîtres, curseurs porchetta, et un hamburger lourde sont également servis. L’accent est certainement sur la bière, mais la liste de cocktail est tentant, trop; buveurs indécis devraient mettre leur destin en mains capables du barman avec le Choix du barman. LA BENNETT: Sur un tronçon principal de West Broadway à TriBeCa, The Bennett est un nouveau bar à cocktails de l’équipe derrière Raines Law chambre et Cher Irving. Les intérieurs sont beau, avec une banquette en peluche courir le long d’un mur, mais au cours de l’été, tables en plein air sur le trottoir ne peut pas être battu. A côté de petites bouchées (nous aimons les croquettes de chou-fleur au fromage bleu et gelée de piment), siroter un cocktail maison comme la colombe Dispatch, avec de la tequila, Campari, poivron rouge, pamplemousse, et le sel de chili.

Faire un vrai combat aérien

Posted: 7th mars 2016 by admin in Loisirs
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Voilà une expérience que je ne suis pas près d’oublier de sitôt. Il y a quelques semaines, j’ai découvert sur internet qu’on pouvait effectuer une expérience extraordinaire : vivre un véritable combat aérien. Et à bord d’un avion, pas d’un simulateur ! La fascination était trop forte, en particulier pour un pauvre fan de jeux vidéo tel que moi qui a passé des nuits entières sur Red Baron. Bref, j’ai cédé et me suis inscrit. Le budget n’était pas donné, mais ce n’était pas le genre d’expérience qu’on peut faire tous les jours. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas regretté une seule seconde ! Du début à la fin, ça a été absolument fantastique. Ca s’est passé sur une journée entière. Au matin, nous avons commencé par la théorie. J’ai commencé par apprendre les bases du pilotage. N’ayant en la matière que des rudiments, je démarrais pour ainsi dire de zéro. Heureusement, le briefing était assez clair. Puis l’après-midi, est venu le moment d’embarquer. Et là, je peux vous dire qu’en approchant de l’appareil, le stress est monté d’un coup ! Il s’agit en fait d’un laser game à bord de véritables appareils (des biplans ultra-légers) que vous pilotez vous-mêmes. L’instructeur, qui est un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air et a participé à de véritables dogfights en situation réelle, fait décoller d’abord l’appareil (oui, il se charge quand même de cette partie) puis vous confie graduellement les commandes. Vous apprenez progressivement, non seulement à piloter mais aussi à prendre en chasse et à tirer sur l’appareil adverse. Et quand vous le touchez, après plusieurs minutes de bataille enragée et d’esquives, l’appareil abattu déclenche des fumigènes et laisse soudain échapper une traînée de fumée ! Pour tout vous dire, je me suis tellement laissé prendre au jeu qu’il m’en arrivait parfois d’oublier que c’en était un ! Si vous avez comme moi passé vos nuits sur des simulateurs de vol, je vous recommande chaudement l’expérience. D’autant que cette expérience est apparemment unique en Europe, d’après ce que j’ai compris. Bref, c’est clairement une expérience à faire au moins une fois ! Voilà le site où j’ai trouvé mon vol, si le coeur vous en dit ! Mais petites natures s’abstenir ! Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de combat aérien.

En croisière avec la SNCM

Posted: 23rd novembre 2015 by admin in voyages
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Alors que le tribunal de Marseille vient d’arbitrer en faveur de l’offre de l’homme d’affaires corse Patrick Rocca, les salariés de la SNCM ont voté une grève reconductible et effective dès vendredi soir. Epilogue de plus d’un an d’incertitudes concernant le devenir de la compagnie maritime, le jugement du tribunal de commerce de Marseille d’aujourd’hui a tranché parmi les quatre offres de reprise déposées. C’est le dossier de Patrick Rocca qui a donc eu les faveurs du tribunal, validant un projet industriel ayant la Corse comme centre de gravité, quand le dossier de son concurrent Baja Ferries était davantage accès sur le développement des dessertes à destination du Maghreb. Selon un document interne, le procureur voit également en Rocca un entrepreneur capable d’apporter du fret à la future entreprise. Les offres Garin-Arista et Corsica Maritima n’ont pas plus retenu l’intérêt du tribunal. Ce dernier n’a par ailleurs pas jugé incompatible le passé judiciaire de l’homme d’affaires corse (condamné pour détention d’arme mais aussi escroquerie, abus de bien social et faux et usage de faux) avec la reprise de la SNCM. Reste maintenant à régler le volet social. Les syndicats, qui jusque-là s’étaient fait très discrets sur le dossier, ont décrété une grève reconductible et effective dès vendredi, et se poursuivant jusqu’à lundi (inclus). Avec 845 salariés repris par Patrick Rocca sur un effectif global de 1 400 personnes, ce sont donc quelque 500 employés qui devraient être licenciés.

Jordanie: sortir de la crise

Posted: 1st octobre 2015 by admin in voyages

Après un premier semestre 2015 impacté par l’amalgame et les craintes liés au terrorisme dans le monde, le tourisme en Jordanie montre au début du deuxième semestre des signaux encourageants de reprise. Les arrivées françaises ont ainsi progressé de 9 % en juillet/août 2015, par rapport à la même période en 2014. L’Office de Tourisme de Jordanie entend bien capitaliser sur cette tendance positive, en s’appuyant sur une campagne de communication sur le marché français, jugé prioritaire. Elle a été lancée le 24 septembre en Ile-de-France, et veut exposer aux yeux des franciliens les plus beaux sites du royaume jusqu’à la fin du mois de janvier 2016. « 100 % institutionnelle, cette campagne d’image entend capitaliser sur la notoriété des trois sites phares de Jordanie – Petra, le désert du Wadi Rum, la Mer Morte – pour véhiculer, massivement, une image rassurante de la destination », explique l’OT. Pour le premier volet de cette opération de promotion, la Jordanie s’illustre sur les taxis parisiens : relookés aux couleurs de Petra et de la Mer Morte, une flotte de 200 taxis sillonnera la capitale du 24 septembre au 24 octobre, avec à leur bord de la documentation à disposition des passagers. Au cours des prochains mois, la campagne se déclinera sur de nombreux autres supports : de l’affichage digital sur 250 écrans dans trois grandes gares parisiennes (gare de Lyon, Montparnasse et Saint-Lazare) du 22 au 28 octobre, de l’affichage sur 800 panneaux dans 150 gares franciliennes, ciblées pour leur fréquentation CSP +/++ du 2 au 15 novembre. De plus, un habillage événementiel de la station de métro Opéra (ligne 3) est prévu du 4 au 17 novembre, ainsi que la customisation de 300 Smart, à Paris, Lyon et Marseille du 16 novembre au 16 décembre, et l’installation d’une toile événementielle de 400 m² rue Auber, au cœur du quartier de l’Opéra pendant un mois en janvier 2016. En parallèle, les tour-opérateurs sont invités à profiter de cette visibilité accrue sur la destination, en valorisant leurs offres produits Jordanie via leur propres outils de communication. Côté jordanien, des mesures incitatives ont été instaurées en amont pour dynamiser le secteur du tourisme : exonération des frais de visas depuis le 1er juin (pour les touristes réservant via un réceptif jordanien ou un TO français, et séjournant au minimum 2 nuits consécutives en Jordanie), lancement du Jordan Pass le 3 septembre dernier, permettant aux voyageurs d’accéder à moindre frais à plus de 40 sites touristiques en Jordanie.

Le mur d’Hadrien

Posted: 28th août 2015 by admin in voyages
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Lors d’un voyage en Angleterre la semaine dernière, j’ai réalisé un vol en hélicoptère au-dessus de la campagne. Le paysage était splendide, mais ce n’était pas pour ses merveilles naturelles que j’avais voulu le survoler : c’était pour découvrir depuis les airs les restes de cette fabuleuse construction qu’est le mur d’Hadrien. S’il n’en reste plus aujourd’hui qu’une poignée de vestige, on peut aisément imaginer, depuis la verrière du cockpit, l’étendue originelle de cette construction légendaire. Le mur d’Hadrien a toujours été à mes yeux une impressionnante démonstration du génie militaire antique, et cela faisait longtemps que je rêvais de le contempler. Il fut édifié en huit ans, entre la rive orientale et la rive occidentale de l’Angleterre. Il marquait la frontière nord-ouest de l’Empire romain. Courant sur 113 km (de Newcastle au Solway Firth), il avait pour fonction d’interdire toute incursion aux barbares du nord, les Pictes. Vu des airs, et sur presque toute sa longueur, le mur offre encore un spectacle impressionnant, ondulant gracieusement d’une colline à une autre. Les segments les mieux préservés se situent à l’ouest de Chesters et à l’est de Birdoswald. Selon certaines estimations, le mur culminait à sept mètres de hauteur. Il fut construit sur ordre de l’empereur Hadrien après sa visite de 122 en Grande-Bretagne et bénéficia de renforcements ultérieurs. L’essentiel du travail fut assuré par les trois légions stationnées dans le pays, mais des troupes auxiliaires venues des quatre coins de l’Empire le gardèrent. Tous les milles, s’élevait un « fortin milliaire » pouvant accueillir 30 hommes et deux tours étaient disposées entre deux fortins. Derrière le mur, se dressait une fortification massive dénommée vallum, constituée d’un large fossé flanqué de remparts de terre. Des forts importants, comportant des casernements pour un millier d’hommes, étaient répartis à intervalles réguliers. Parmi les sites les plus intéressants du mur, il y avait notamment le fort de Birdoswald avec sa halle d’exercice ; celui de Vindolanda avec son foyer d’habitations civiles ; le fort de Housesteads, qui comporte des greniers, des latrines, un hôpital et d’importants casernements ; enfin, le fort des environs de Chesters, réservé à la cavalerie. Une vingtaine d’années après l’achèvement de ces travaux, l’empereur Antonin construisit un second mur, plus au nord. Mais celui-ci fut rapidement abandonné et la frontière resta marquée par le mur d’Hadrien jusqu‘à ce que les Romains se retirent de Grande-Bretagne, en 410. Il reste, encore aujourd’hui encore, toujours aussi impressionnant, malgré son état de ruine. Si vous vous rendez un jour dans le nord de l’Angleterre, ne manquez pas ce symbole d’une civilisation incroyable. Et si vous en avez l’occasion, découvrez-le lors d’un vol en hélicoptère pour en saisir l’étendue : on se sent brusquement petit, face à ces hommes qui vécurent il y a si longtemps et pouvaient cependant faire de telles prouesses ! Un prieuré en ruine. Si cela vous tente, je vous laisse le lien pour en savoir plus sur le vol en hélicoptère au dessus du mur d’Hadrien. Suivez le lien.

Ryanair contre les comparateurs

Posted: 28th août 2015 by admin in voyages
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La compagnie irlandaise veut contrer les comparateurs comme Skycanner, en affichant les prix de ses concurrents sur son propre site. « Nous voulons devenir l’Amazon.com du voyage en Europe, avec une gamme complète de services additionnels : comparaison tarifaire de vols, chambres d’hôtels à prix réduits offres, billets promotionnels pour des matchs de football, places de concert ». « Nous voulons être le perturbateur qui (…) perturbe les perturbateurs d’origine », at-il ajouté. Tels sont les propos, toujours provocateurs, de Michael O’Leary, le directeur général de Ryanair, recueillis par l’agence Reuters et repris par La Tribune. Le futur site Ryanair.com proposera un service de comparaison de prix avec ses concurrents. En juin, Michael O’Leary aurait contacté easyJet, Lufthansa, Air France-KLM et IAG (British Airways et Iberia) pour les inviter à partager leurs données de tarification en temps réel. Si EasyJet et AirFrance ont décliné la proposition, la compagnie irlandaise envisage de faire du scraping pour récupérer les prix sans l’autorisation formelle des deux transporteurs, explique Reuters. C’est sa stratégie défensive, afin de limiter sa dépendance à des intermédiaires comme Skyscanner.com et autres Google Flights. La low cost écoule 95% de ses billets via son propre site web, mais nombre d’internautes sont précédemment passés par des comparateurs qui facturent les marchands au clic ou à la réservation. Ryanair compte aussi réformer sa distribution de produits complémentaires aux vols secs. Son web propose aujourd’hui des chambres d’hôtels à travers un partenaire de poids, la centrale de réservations hôtelières Booking.com. Mais son objectif est, là aussi, de casser cette dépendance, et de vendre des hôtels en direct. Au chapitre des locations de voiture, l’irlandais CarTrawler est son nouveau partenaire, suite à un différend avec le géant américain Hertz. Travailler avec la compagnie low cost ne doit pas toujours être simple…